Bienvenue à Saint Benoît sur Loire.

Forte de ses origines, la commune a été érigée autour de l’Abbaye de Fleury, fondée par des moines venus de Saint Aignan d’Orléans dans la première moitié du VIIème siècle.
En effet, ces moines partent chercher les reliques de Saint Benoît de Nursie au Mont Cassin en Italie, et dès lors, l’abbaye devient un important lieu de pèlerinage… Un nouveau village se construit autour du monastère et prend alors en héritage le nom de “Saint Benoît sur Loire“.

Culte

Fondée en 651, l’abbaye bénédictine est l’un des principaux monastères de l’empire de Charlemagne, notamment à partir de 798 sous l’abbatiat de Théodulfe, évêque d’Orléans et commanditaire de l’oratoire de Germigny. Cette “maison modèle” pour les autres monastères d’Europe occidentale est érigée tout en délicatesse. On y retrouve la Tour Porche dite “de Gauzlin” et ses chapiteaux romans relatant les scènes de la Bible et de l’histoire chrétienne. On peut également accéder à la crypte qui abrite les reliques de St Benoît de Nursie, dans un double déambulatoire autour d’un pilier creux ou encore voir le gisant de Philippe 1er, bienfaiteur de l’abbaye (inhumé dans la crypte archéologique).

Au 38 rue du Port se trouve “Le calvaire“, cet auvent adossé à une maison très ancienne, appelée ‘’maison du Christ’’ abrite en son sein un Christ crucifié, où nombre de mariniers ont fait étape durant des années.

 

Max Jacob (1876-1944)

Né dans une famille juive de Quimper, poète, écrivain, peintre et épistolier, il se convertit au catholicisme et trouve refuge deux fois à Saint Benoît sur Loire pour y mener une vie conforme à sa nouvelle foi. Il vit alors au numéro 61 rue orléanaise chez Madame Persillard et reçoit la visite de Paul Eluard, Jean Cocteau, Fernand Léger, Pablo Picasso, etc. Arrêté le 24 février 1944 à Saint Benoit, il sera transféré dans une prison d’Orléans puis au camp de Drancy où il décédera d’une pneumonie la veille de son transfert pour un camp de concentration en Allemagne. Selon ses vœux, il a été inhumé en 1949 au cimetière de Saint Benoît sur  Loire. Une plaque commémorative rappelle son séjour sur la façade du 61 rue orléanaise.

Architecture

Il fait bon se promener à Saint-Benoit-sur-Loire pour découvrir les pépites dont cette commune regorge.

Dans le Bourg :

> La Maison de l’université (place du Martroi, XIIème et XIVème siècles): a sans doute logé des étudiants fréquentant la chapelle Saint Denis toute proche. La façade a été restaurée à la fin du XXème.
Domaine de la Mothe le Roy (rue de Tholey) créé vers 1100 sous Philippe 1er. Une légende dit que ce château aurait été la propriété du roi Philippe 1er. Elle aurait, dit-on, servi à héberger les chevaux et palefreniers du roi. Se trouvant à l’époque au milieu des champs, les animaux trouvaient à brouter à proximité.
> La maison au 39 rue Orléanaise: l’une des plus anciennes de la ville. Attenante au four banal, elle appartenait à l’hôtel–Dieu avant d’être rachetée par le notaire royal en 1739.
> La Maison Moucharabieh (place du Martroi, XIXème siècle). Plusieurs éléments architecturaux d’inspiration musulmane: des moucharabiehs ornent la façade de cette maison attenante à l’Hôtel de ville.
> Le pont Saint Clément (rue Orléanaise): fondé au XVIème siècle avec à sa base les restes d’une des 2 tours commandant l’entrée ouest de la ville.
> L’Hôtel de ville, fut à l’époque de Charles le Chauve un hospice pour les pauvres et les malades. Le bâtiment actuel a été construit au XIXème siècle pour abriter cet hospice, devenu par la suite maison de retraite. Lorsque la maison de retraite a déménagé dans des locaux plus modernes, la mairie s’est installée ici.
> Rue du four banal : Le four banal fait partie au Moyen-Age et jusqu’à la Révolution des ‘banalités’. Les banalités étaient des installations techniques (four, moulin, pressoir et le marché aux vins) que le seigneur devait entretenir et mettre à disposition de tout habitant de la seigneurie, ceux-ci étant dans l’obligation d’utiliser ces installations seigneuriales payantes.
> Sentier des Fossés : Dès le XIème siècle, un réseau hydraulique drainait une partie des eaux de la Bonnée. Les fossés actuels ont été recreusés et élargis au XVIème siècle, lorsque François 1er érigea Saint Benoit sur Loire au rang de ville, à la demande de ses habitants.

Et la Loire dans tout ça ?

Sur la levée en direction de Sully sur Loire, vous pourrez voir la borne 0 qui est une borne de repère de nivellement située sur le Méridien de Paris. Apposée après la grande crue de 1846, la numération des bornes se fait à partir de la borne 0, le chiffre étant accompagné de la lettre M pour l’amont et D pour l’aval.
A partir d’ici, la beauté des paysages ligériens ne vous laissera surement pas de marbre. Une petite balade jusqu’au port de saint Benoit et le tour est joué, la magie opère !

Alors, envoûté.e ?

 

Gentilé : Bénédictin.e.s
Habitants : 2 055

 

Contact

Mairie de Saint-Benoit-sur-Loire
8, Place du Martroi – Charles de Gaulle
45730 Saint Benoît sur Loire
02 38 35 73 28
accueil@mairie-st-benoit.fr
www.saint-benoit-sur-loire.fr